La manipulation des lapins doit se faire d’une façon sécuritaire. Les griffes, la rapidité à sauter et à courir sont à considérer avec une extrême prudence. Suite à une manipulation le lapin réagit par la fuite, d’une façon instinctive en utilisant les pieds arrières qui ont une forte traction.
Les déplacements d’un endroit à l’autre doivent se faire de manière rapide pour éviter le stress et les sauts. Une excellente façon de maintenir le jeune lapin, est par une bonne poignée de peau dans le cou avec une main et de maintenir les pattes arrières avec l’autre main. Il ne faut pas pincer dans le cou, il est préférable de prendre un « bonne poignée » pour éviter la douleur et l’inconfort, ce qui augmenterait le gigotement du lapin. Le maintient des pattes arrière évite l’affollement de l’animal et les égratignures au manieur.
Quand le lapin est adulte on peut le maintenir par le cou de la même façon, mais cette fois en soutenant l’arrière-train. On amène son corps vers soi à la hauteur de la poitrine loin du visage par précaution. Les pattes arrières se tiendront sur votre corps bien solidement. Quand l’animal se sent les pieds sur du solide il ne cherche pas à grafigner ni à se sauver.
Durant les manipulations, il faut bien évidemment se vêtir pour la circonstance. Une bonne chemise épaisse que l’animal ne pourra déchirer, un pantalon de travail épais, vous protègeront. On peut récolter le poil du lapin sur une table ou bien assis avec le lapin installé sur nos cuisses. Dans le cas de l’animal installé sur la personne, il est prudent de s’asseoir confortablement, de placer une cuirette ou un tissus imperméable sur ses cuisses. Le prélèvement de la toison est parfois long et l’animal peut uriner durant le coupe.
Quand le prélèvement de la toison est terminé, on en profite pour couper les ongles, vérifier les oreilles pour les parasites, passer au peigne fin pour détecter les mites ou poux. Si on découvre des parasites on administre le produit recommandé par son vétérinaire.